Entrez dans l’univers de Tamaya 1902 – Mémoires d’épaves, un récit entre histoire, plongée sous-marine et mémoire de Saint-Pierre en Martinique, détruite par l'éruption de la montagne Pelée le 8 mai 1902...
En février 1974, un pêcheur de Saint-Pierre demande à Michel Météry de l’aider à libérer un filet accroché au fond de la rade. Cette plongée apparemment ordinaire va bouleverser sa vie.
Au cours d’une plongée profonde dans la rade de Saint-Pierre, Michel Météry reprend ses recherches autour d’une épave encore mystérieuse. Dans l’obscurité, un objet apparaît sous le faisceau d’un projecteur…
Albert Falco, capitaine de la Calypso, raconte sa rencontre avec Michel Météry et les premières explorations menées dans la rade de Saint-Pierre avec l’équipe Cousteau.
Cent ans après la catastrophe du 8 mai 1902, le Belem revient mouiller dans la rade de Saint-Pierre. Son commandant raconte l’émotion de ce voyage du souvenir et l’accueil des habitants : « Merci d’être revenu. »
Drame terrestre, l'éruption du 8 mai 1902 raye en deux minutes la ville de Saint-Pierre de la surface de la terre, la rendant immortelle dans le souvenir des hommes. Pendant de longues heures, le monde n'en saura rien, sauf peut-être le commandant du vapeur Roddam, échappé « des portes de l'enfer », gravement brûlé, en route vers l'île de Sainte-Lucie à la barre d'une épave flottante.
C'est dans ce contexte de stupeur et d'effroi que débarque le 20 juin 1902 la première mission, mandatée par l'Académie des sciences et dirigée par le minéralogiste Alfred Lacroix, venue étudier l'éruption et ses conséquences. Maurice Rollet de l'Isle, alors ingénieur en chef de 2e classe, savant émérite et bientôt directeur du Service hydrographique de la Marine, fait partie de cette mission. Il nous a laissé un de ces carnets de voyages, jusque là inédit, que seuls savaient écrire les voyageurs du début du siècle dernier.
Drame maritime, l'éruption du 8 mai 1902 cause la perte de près de quatre cents bateaux alors mouillés dans la rade de Saint-Pierre. Parmi eux, le Tamaya, trois-mâts barque de la maison Rozier, à Nantes, jaugeant 459 tonneaux et entré le 27 avril. Les épaves de Saint-Pierre s'endorment dans leur linceul de cendres jusqu'à la première découverte, presque par hasard, de Michel Météry, un matin de 1974. Son histoire, leur histoire, il la raconte dans un témoignage humain et émouvant, avec la simplicité et la modestie qui font les grands plongeurs.
Le 8 mai 2002, le Belem revient sur les lieux du drame. Ce drame auquel il a échappé il y a tout juste cent ans. Le Belem, sistership du Tamaya, aurait dû périr dans la catastrophe, s'il n'avait dû se dérouter sur un port voisin, pour avoir trouvé occupé son mouillage habituel.
Entre témoignages, images saisissantes et documents inédits, Tamaya 1902, Mémoires d'épaves, touche le public le plus large.
C’est un document à forte valeur patrimoniale qui aujourd'hui encore a valeur de référence pour les plongeurs du monde entier.
Un livre pour les amoureux de la Martinique et pour les passionnés de plongée – Seuls les plongeurs connaissent ces aspérités sur le fond de vase uniforme de la rade. C’est ainsi qu’au fil des ans les épaves des nombreux bâtiments qui avaient sombré ce jour fatal furent retrouvées et explorées par de nombreux archéologues et plongeurs. La plupart des épaves sont aujourd’hui bien connues. Seule, celle du Tamaya, mouillé ce jour-là à l’emplacement traditionnel de son « cousin » le Belem, reste peu accessible en raison de la profondeur de son naufrage (80 mètres environ).
L'auteur : Michel Météry, investigateur infatigable et inventeur de ces épaves, est l'un des pionniers de la plongée sous-marine en Martinique, depuis toujours promoteur de la biodiversité marine. Il a été à l’origine, avec Albert Falco, de la création de la réserve marine du Prêcheur. Au titre des nombreux services rendus à ces différentes causes, il a reçu en 2025 la médaille du Mérite maritime.
C’est un livre d’histoire, d’archéologie et un témoignage personnel. Il est construit à partir de documents historiques jusque-là inédits et de l’histoire de la découverte des épaves par l’auteur dans les années 1970.
Son édition en audio lui donne une nouvelle vie
Cette année 2025, où la mer a été mise à l’honneur, a été l’opportunité d’ouvrir un espace de dialogue pour sensibiliser le grand public et les professionnels de la mer à l’importance de la sauvegarde du patrimoine marin et maritime.
Ce livre constitue une passerelle entre la mémoire du drame de 1902 et la dynamique actuelle de préservation des fonds marins, un outil de transmission intergénérationnelle et un levier pédagogique pour faire comprendre que la sauvegarde de la biodiversité relève d’un choix collectif au service d’un patrimoine naturel et culturel inestimable.