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Scitep Éditions

La forge de Zobel

La forge de Zobel

Prix habituel €22,00 EUR
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Charles W. Scheel

Préface de Jenny Zobel

Ce livre est une compilation des articles et nouvelles de Joseph Zobel, quand il était journaliste reporter pour Le Sportif de Fort-de-France, dans les années 1950. Jeune écrivain en devenir, il se révèle déjà, dans ces premiers écrits, un observateur lucide et un critique littéraire et artistique à la plume assurée. Son auteur, Charles W. Scheel, est professeur de littérature à l'université des Antilles. 

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De 1938 jusqu’en 1959, Joseph Zobel écrit pour Le Sportif de Fort-de-France des contes et des reportages. Le conteur amoureux du peuple de sa terre natale transparaît dès ses premiers textes. Ces derniers révèlent déjà un observateur lucide et un critique littéraire et artistique à la plume assurée.

Après son départ pour la France en 1946, Zobel devient reporter de sa découverte de Paris et de la France rurale. À l’instar de José Hassam, le jeune héros de La Rue Cases-Nègres, cet écrivain martiniquais est issu du milieu noir très pauvre des plantations du sud de l’île. Comme lui, il fait des études secondaires à Fort-de-France et y décroche son bac.

Mais si cette œuvre célèbre est devenue un classique de la littérature antillaise, l’apprenti-écrivain Zobel restait à découvrir. En effet, la plupart de ces premiers articles n’ayant donné lieu à aucune publication ultérieure. Cela est chose faite grâce au minutieux travail de collecte et d’assemblage de Charles W. Scheel, enseignant-chercheur à l’université des Antilles.

Le Sportif, « Hebdomadaire sportif, littéraire et d’information » fondé par Fierrès Élisabeth a, à la fois, procuré au jeune Joseph un coin de forge où travailler des textes qui révèlent l’étendue de son talent et contribué à forger l’image de l’écrivain Zobel, par l’écho qu’il a donné à son œuvre naissante.

La forge de Zobel dans la revue Archipélies

« Mon coup de cœur va peut-être aux contes, tels que ceux-ci furent initialement publiés dans le journal Le Sportif. L’on y savoure à perdre haleine le Zobel, observateur attentif des siens, capable de restituer en un nombre condensé de mots, une Martinique d’antan dont les menus détails, tels des clichés d’époque, nous transportent dans les us et travers d’un temps enfui.

Le chapitre intitulé « À propos de Zobel dans Le Sportif » ne retient pas moins mon attention. Il s’intéresse aux modalités de la réception « locale », nationale et internationale des premiers textes de Zobel, à partir de « pièces » authentiques, qui rendent compte du patient travail de collecte et de recherche de Charles Scheel. À cet égard, la publication de l’article du journal Le Sportif intitulé « M'man Tine est morte », est un moment admirable où fiction et réalité se rejoignent, vu que l’article traite du décès de la grand-mère de Joseph Zobel, qui se voit identifiée ni plus ni moins à la M'man Tine de La Rue Cases-Nègres. »

Corinne Mencé-Caster
« La forge de Zobel de Charles Scheel », Archipélies, 7, 2019

La forge de Zobel dans la revue Études littéraires africaines

« L’ouvrage donne ainsi à voir une œuvre variée et profondément humaniste, où l’auteur se plaît à décrire les hommes dans leur complexité et la simplicité de leur existence. On y décèle également l’intérêt de Zobel pour les pratiques culturelles et artistiques locales, et la fascination pour la vie paysanne à laquelle il rend hommage dans La Rue Cases-Nègres. L’appareil critique relativement léger (pas de notes), bien qu’il permette une lecture fluide bien adaptée à un lectorat d’amateurs, semble un peu faible pour un public d’universitaires. L’ouvrage n’en demeure pas moins un outil précieux pour ces derniers et annonce un « un projet plus large – qui reste à réaliser – autour du fonds Joseph Zobel déposé en Martinique en 2015 ».

Orane Touzet
Études Littéraires Africaines n° 47, 201

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