La francophonie au carrefour des cultures

Les armements de transport maritime de la Martinique depuis 1930

Ce livre est le dernier des cinq volumes annoncés par l’auteur. Il met fin à une série dont les titres intermédiaires concernent chacun des territoires français de la zone de la Caraïbe et des Guyanes. Il traite cette fois de la Martinique et de ses armements de transport maritime. Couvrant près d’un siècle, cette histoire est centrée sur les entreprises purement locales, à l’exclusion des armements implantés à l’extérieur de l’île, qui ont été étudiés dans le premier volume de la série. Dans cet ouvrage, Roger Jaffray expose ce qu’ont été les différentes activités de transport maritime de la Martinique, les armateurs individuels et les entreprises d’armement, leurs navires et leurs équipages. Il éclaire de façon globale les réalités souvent ignorées de ces activités. Les marins qui liront ce livre revivront avec émotion certains épisodes de leur vie active. Les descendants de ceux qui ne sont plus, ainsi que tous les acteurs de cette période, n’y seront pas insensibles, et ceux qui ne l’ont pas connue y trouveront la mémoire de toute une époque.

Lalibèté ka vini ! | décrets d’abolition de l’esclavage de 1848 [bilingue français-créole]

Cette traduction est la première en créole des décrets d’abolition de l’esclavage de 1848. Ces textes fondamentaux aident à mieux comprendre cette époque de grands bouleversements et de changements radicaux, dont les répercussions se ressentent encore de nos jours. Validés le 27 avril par le gouvernement provisoire, les décrets d’abolition de l’esclavage vont présider à la destinée de plus de 250 000 « nouveaux citoyens français », hommes, femmes et enfants des 15 colonies et possessions françaises jusqu’alors maintenus sous le joug de la servitude, au bon vouloir des maîtres. Mais leur promulgation se fait attendre : l'impatience qui monte et la colère qui gronde sont annonciateurs de troubles. Dans l'urgence, c’est en créole que les autorités annoncent aux populations que l’émancipation est sur le point d’être promulguée. Dékré labolisyon lesclavaj 27 avril 1848 : En présentant ces décrets à la fois dans leur version d’origine et dans leur traduction en créole, Rodolf Étienne fait deux choses : il donne une nouvelle vie à un texte historique, fondamental pour la compréhension de l’histoire des colonies, et plus largement de l’histoire de France ; il rend hommage à cette démarche de l'époque, qui a consisté à porter l'information aux intéressés dans la langue qu'ils comprenaient le mieux alors.

Le transport maritime dans l’archipel guadeloupéen depuis 1930

Cet ouvrage est le résultat d’une étude sur les transports maritimes, les armateurs et entreprises d’armement, leurs navires et leurs équipages dans l’archipel guadeloupéen. Au cours d’une enquête pointilleuse, l’auteur a dépouillé les archives locales de presque tout le siècle écoulé, notamment celles des Affaires maritimes. Il a également recueilli les souvenirs de nombreux professionnels. C’est non seulement une contribution au patrimoine maritime local, mais aussi une référence et un outil pour les professionnels du secteur, dans un contexte où la Guadeloupe doit faire face à des évolutions mondiales qui lui échappent totalement : mondialisation galopante, concurrence exacerbée, effets d’une crise permanente d’adaptation. Dans la grande région caraïbe, les économies des différents pays divergent sensiblement. L’agrandissement du canal de Panama va entraîner une réorganisation complète des flux de transport maritime et, faute de pouvoir devenir un des nouveaux points de convergence et d’éclatement du trafic international (les « hubs »), les ports des Antilles françaises doivent rechercher leur niveau d’activité optimal, en améliorant les accès et leurs équipements portuaires. Ils sont contraints de se coordonner entre eux pour éviter à tout prix une concurrence dangereuse. Présenté par la section de Guadeloupe de la Fédération du Mérite maritime, la série « Histoire maritime des Antilles françaises » éclaire de façon globale les réalités souvent ignorées du transport maritime local des régions de la Caraïbe francophone.

La desserte maritime de la Guyane française depuis 1930

Vers 1930, le quotidien de la Guyane française est dominé par la présence du bagne. Trente ans plus tard, c’est la construction du Centre spatial guyanais qui marque le développement local et conditionne l’installation de nouvelles infrastructures. Jusque-là, faute de voies terrestres, le littoral et les fleuves sont les seules composantes du réseau intérieur, tandis que les rares liaisons extérieures sont le fait des armements métropolitains. De l’exploitation forestière à la recherche minière, en passant par l’aquaculture et la pêche, son évolution est faite de perspectives de développement, riches de promesses souvent non tenues. Piliers de la vie locale à qui ce livre rend un hommage appuyé, les seules constantes de l’histoire de la Guyane sont les nombreux petits armateurs et propriétaires de navires locaux qui, par leur courage et leur obstination, ont su faire face aux exigences de cette région si riche et si particulière. À partir de ses souvenirs, d’archives spécialisées et d’entretiens avec de nombreux professionnels du secteur maritime, l’auteur, homme de terrain, ni homme de lettres, ni historien, nous offre là une histoire maritime concrète des territoires français d’Amérique. Né en 1930, Roger Jaffray a navigué comme officier de la marine marchande puis a exercé en tant qu’administrateur des affaires maritimes de 1960 à 1988, dont une quinzaine d’années aux Antilles et en Guyane. Il vit à la Martinique depuis cette date, d’où il continue de suivre avec la même passion l’évolution de la vie maritime locale.

La compagnie générale transatlantique, armateur au cabotage caraïbe

La Compagnie générale transatlantique, la « Transat », a été le plus important armement de transport maritime français pendant plus d’un siècle. Bien qu’ayant été présente sur presque toute la planète, elle mérite l’appellation d’« armateur antillais et guyanais ». Parce que les Antilles étaient placées géographiquement au centre de son réseau, et parce qu’elle y a souvent armé des navires à bord desquels embarquaient des marins locaux. Les navires qui assuraient les services locaux ou annexes étaient souvent qualifiés de stationnaires, par opposition aux longs courriers affectés aux lignes transocéaniques. Ils font l’objet de cette étude, réalisée avec les sections locales de la Fédération nationale du mérite maritime et de la médaille d’honneur des marins. C’est aussi un recueil des témoignages et anecdotes de leurs marins, regard non dépourvu d’humour, sur une période encore proche mais révolue, où la navigation était bien différente de ce qu’elle est aujourd’hui.

Le transport maritime à Saint-Barthélemy et Saint-Martin depuis 1930

Saint-Barthélemy et Saint-Martin, deux îles sœurs au parcours historique différent, sont évoquées ici à travers une véritable fresque composée de marins, de navires, d’événements de mer au dénouement parfois tragique et d’expéditions maritimes en mer des Caraïbes, voire bien au-delà des océans Atlantique ou Pacifique. C’est à un passionnant voyage dans le temps que nous convie Roger Jaffray, ancien capitaine au long cours. Fruit des longues et patientes investigations d’un archiviste consciencieux doublé d’un enquêteur talentueux, cet ouvrage est un hommage aux gens de mer, armateurs, capitaines ou marins, qui ont forgé l’histoire maritime de ces îles longtemps restées méconnues. Si certains lecteurs concernés y retrouveront les traces d’un passé encore proche, d’autres y puiseront les clés nécessaires pour comprendre le présent.

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