L’extinction des espèces

Les tortues marines sont inscrites dans la liste rouge de l’UICN comme des espèces « en danger », « vulnérable » ou en « danger critique d’extinction ». L’extinction d’une espèce correspond à la disparition totale des représentants d’une espèce animale ou végétale ou lorsque celle ci n’a plus la possibilité de se reproduire. Du fait de la pollution, de la destruction des habitats, de la surexploitation ou du réchauffement climatique, le nombre d’espèces disparaît est chaque jour plus important.

Quand parle-t-on d’extinction ?

Lorsque les prélèvements ou la disparition d’individus d’une même espèce atteignent une taille critique, la population chute et peut mettre plusieurs dizaines d’années avant de croître à nouveau.

Ce problème est encore plus grave quand il touche des espèces endémiques, c’est-à-dire qui n’existent que dans une région donnée du globe. Par exemple les tortues des Galapagos, ou le lézard vert, Anolis roquet, anoli de la Martinique est endémique mais reste courant. En revanche, la mygale Avicularia versicolor (appelée localement « matoutou falaise »), qui réputée comme l’une des plus belles au monde, est menacée : son aire de répartition est très restreinte et elle est victime de braconnage. Un arrêté préfectoral protège intégralement cette mygale ainsi que le Dynaste de Martinique, Dynastes hercules baudrii, également endémiques de la Martinique.

Le risque pour ces espèces est de disparaître totalement, donc de s’éteindre.

Les causes de l’extinction

À travers l’évolution, de nouvelles espèces apparaissent par le processus de la spéciation. Parallèlement, d’autres disparaissent quand elles ne sont plus capables de survivre dans des conditions changeantes ou face à une concurrence qu’elles ne peuvent affronter. La sélection naturelle propage les traits génétiques bénéfiques et élimine les faiblesses.

Aux causes anciennes d’extinction (crises écologiques, catastrophes naturelle) et naturelles (prédation, compétition, maladies)  s’ajoutent des causes anthropiques autrement dit liées à l’homme telles que la pollution, la surexploitation des ressources naturelles, la destruction des habitats… ainsi que les effets du dérèglement climatique.

L’extinction d’une population sauvage d’une espèce peut entraîner des extinctions supplémentaires, dites « extinctions en chaîne » ou co-extinctions, par exemple lorsqu’une espèce végétale perd son espèce pollinisatrice principale, ou lorsqu’un prédateur n’a plus de proie.

De même, une espèce peut disparaître à cause de l’arrivée d’une nouvelle espèce qui l’éliminera par prédation ou compétition. Cette nouvelle espèce est dite invasive. L’iguane vert Iguana iguana, introduit en Martinique, concurrence, voire domine l’iguane endémique, l’iguane des petites Antilles, Iguana delicatissima. Il pourrait le conduire à l’extinction si on ne maîtrisait pas son expansion. Le poisson-lion (Pterois volitans ou Pterois miles), encore appelé poisson dragon ou rascasse volante, arrivé en 2011 dans les eaux des Antilles françaises est considéré comme espèce marine invasive, en plus d’être venimeuse.


Les espèces disparues

L’Amazone de la Martinique (Amazona martinicana) était un perroquet endémique de la Martinique, aujourd’hui disparu. La cause de cette extinction est la destruction de son habitat par l’homme. Il est donc classé dans l’UICN comme « éteint (EX) dans la liste rouge de l’UICN ». Il en va de ma pour l’emblème de la commune du Lamentin, le lamantin Trichechus manatus, dont la réintroduction a été discutée.

Le dodo (Raphus cucullatus), oiseau coureur de l’île Maurice, vulnérable par son incapacité à voler, a totalement disparu après l’introduction de rats sur l’île, en plus d’avoir été massacré par les chiens, les cochons, les chats… et les hommes.

Parmi les espèces célèbres pour leur extinction, nous avons les dinosaures, tout comme le mammouth, ou encore les espèces humaines et pré-humaines disparues tels les australopithèques, Homo habilis, Homo erectus, Homo neanderthalensis

Les espèces courant un fort risque d’extinction, selon le WWF (World Wildlife Fund) :

  • Le grand requin blanc, Carcharodon carcharias : son seul prédateur est l’homme. La capture de ce squale est devenue un véritable exploit depuis la sortie des Dents de la mer de Steven Spielberg en 1975.
  • Le tigre du Bengale, Panthera tigris tigris, ainsi que les tigres de Sumatra et de Sibérie : ils sont chassés pour leur fourrure et leurs organes, réputés pour avoir des vertus médicales miraculeuses, ainsi que la destruction de leur habitat. Le majestueux tigre blanc aurait déjà disparu à l’état sauvage et ne subsisterait qu’en captivité, dans des zoos et parcs.
  • L’éléphant d’Asie, Elephas Maximus : la déforestation, le braconnage notamment pour le trafic de l’ivoire et sa capture pour les zoos déciment les populations sauvages de ce pachyderme déjà rare.
  • Le gorille des montagnes, Gorilla gorilla beringei, le plus grand des primates voit la déforestation et le braconnage réduire ses effectifs considérablement.
  • Le panda géant, Ailuropoda melanoleuca, qui est devenu l’emblème des animaux menacés : il en reste moins de 2000 dans les forêts du Tibet et de la Chine à cause de la déforestation, de l’exploitation du bambou, qui constitue sa nourriture, et le braconnage pour sa fourrure. Déclaré trésor national par le gouvernement chinois en 1949, il a été choisi en 1961, en sa qualité d’animal le plus rare au monde, comme emblème par le WWF.

https://www.scitep.fr/produit/tortues-marines-de-la-caraibe/
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