Chasser le poisson-lion

Même si la chasse au poisson-lion ne présente aucune difficulté particulière pour tout apnéiste un peu expérimenté, il convient toutefois de respecter quelques règles simples lors de sa pratique.

Les règles de prudence

Toujours être accompagné : il ne faut jamais chasser seul. C’est une règle de base de la chasse sous-marine, encore plus impérative dans le cas présent. Vous serez bien aise de pouvoir compter sur un équipier en cas de piqûre.

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Être bien équipé : se munir de bons gants. L’action de chasse multiplie les risques d’accident. Bien que les gants ne protègent pas à 100 %, ils limitent, le cas échéant, la dangerosité de la piqûre ainsi que la douleur qu’elle provoque.

Toujours préférer le trident à la flèche tahitienne : il est pratiquement impossible de la retirer sans se piquer. Celui-ci peut équiper une petite arbalète ou une foène à élastique, instrument très utilisée aux États-Unis et dans le reste de la Caraïbe (pole spear, ou sling). On peut en limer les pointes pour faciliter son décrochage.

Viser la tête : cela permet de « sécher » l’animal et d’éviter qu’il ne se débatte. Cela évite aussi d’abîmer ses filets.

Privilégier le conteneur : pour le stockage des prises, préférer un conteneur ou un sac. L’usage de l’accroche-poisson est à proscrire autant que possible, car la probabilité de se piquer à partir de l’accrochage de la deuxième prise est voisine de 100 %. On commence à trouver dans le commerce des conteneurs adaptés pour ce type de pêche, dont le principe, assez simple, permet aussi bien d’« enfourner » les prises que de vider le conteneur sans les toucher. Pour les plus bricoleurs, il est également possible d’en fabriquer un à peu de frais.

Lire aussi : Fabriquer soi-même un conteneur à poisson-lion

Éliminer les épines : s’agissant de la neutralisation du venin, certains considèrent qu’il vaut mieux l’effectuer tout de suite après la prise, tandis que d’autres préfèrent attendre d’être confortablement installés à bord du bateau ou encore dans leur cuisine, à proximité d’une source d’eau chaude. La première méthode est recommandée si l’on ne dispose que d’un accroche-poisson.

On utilise des ciseaux que l’on a emportés avec soi pour couper les nageoires dangereuses : dorsale, pelviennes et anales. Cela suffit à rendre les prises inoffensives puisque les épines de la tête, ainsi que les nageoires pectorales et caudale, qui donnent au poisson-lion son aspect unique, ne sont pas venimeuses.

Les épines venimeuses du poisson-lion dont il faut se méfier ©Éric Rolland

Il est recommandé de couper, dans l’ordre, les épines dorsales, les épines pelviennes, puis les épines anales. Les nageoires pectorales ne sont pas venimeuses, mais comme elles sont encombrantes, autant les couper aussi.

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